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Une leçon à la Salpétrière I

Benoit Kullmann

Une leçon à la Salpétrière

    Merci à tous d’être encore là au terme de cette journée consacrée à l’Hystérie, du point de vue du psychiâtre et de celui du neurologue. D’une part Michel Borg m’a demandé de parler de la Leçon à la Salpétrière, d’André Brouillet, d’autre part j’adore les portraits de groupes, et plus que tout autre l’École d’Athènes de Raphael que je place dès que j’en ai l’occasion. Comment combiner ces deux projets, auxquelles s’ajoute une contrainte : Pierre Bonhomme m’a donné quarante-cinq minutes pour parler d’un tableau qui comporte trente personnages ?

    Commençons par ma marotte afin de nous en débarrasser au plus vite. Soit l'École d'Athènes de Raphaël :

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    C'est à peine si vous remarquez sur la droite l'autoportrait de Raffaelo Sanzio, qui regarde le spectateur de la fresque, à côté d'Il Sodoma :

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    Comment sait-on qu'il s'agit de Raphaël ? Bonne question. Je vous propose cette preuve : un autre autoportrait de Raphaël, daté de 1506, conservé à la galerie des Offices à Florence, qui nous le montre sous un autre angle :

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   J'aurais pu tout aussi bien vous montrer un autre portrait de groupe avec ce même visage de Raphaël, coiffé d'une casquette et à l'arrière-plan :
mais vous auriez été saisis par le doute, intrigués par la coexistence de Dostoievsky et de Raphaël sur une même toile qui ne saurait être que l'oeuvre d'un plaisantin, surréaliste en l'occurrence puisqu'il s'agit de Max Ernst ; nous sommes en 1906 :

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    Parmi le groupe figure un autre personnage fameux, le créateur du mouvement surréaliste, l'auteur du manifeste :

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    Lequel André Breton a écrit entre autres un roman intitulé Nadja. Dans ce roman, l'un des personnages principaux raconte une scène qui a lieu dans un des temples du Grand-Guignol, le Théatre des deux masques :

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    On y jouait par exemple une oeuvre d'Olaf et de Pierre Palau, intitulée Les Détraquées : drame en 2 actes, représenté pour la 1ère fois en 1921
. Pour résumer l'intrigue : dans une école privée de jeunes filles, la directrice convoque régulièrement en fin d'année un professeur de danse, Mlle Solange ; toutes deux déséquilibrées, partageant les mêmes goûts pervers, elles font subir à une élève les pires sévices.


    Vous êtes tout naturellement en train de vous demander si le plus détraqué d'entre tous ne serait pas en train de vous mener en bateau. Je citerai deux autres oeuvres du théâtre du Grand-Guignol : d'abord, le laboratoire des hallucinations, d'
André de Lorde, drame en 3 actes, représenté pour la 1ère fois en 1916 ; 
le docteur Gorlitz pratique des expériences sur le cerveau pour étudier le phénomène de la douleur. Il est persuadé que sa femme le trompe. A la suite d'un accident de voiture, le corps inanimé de l'amant supposé de sa femme arrive dans son laboratoire. Ensuite, du même André de Lorde, l'histoire d'une jeune fille, dont un bras est resté paralysé à la suite d'une expérience, et qui retrouve l'interne responsable de l'opération et lui lance de l'acide au visage...
 C'est lui s'écrie-t-elle !

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    Et comment s'intitule cette pièce majeure du répertoire de l'année 1908 je vous le donne en mille .... une leçon à la Salpétrière !

    Tient, nous voici à nouveau sur le rail.



    Et pour vous maintenir en éveil jusqu'à la fin de l'exposé, désormais consacré au tableau d'André Brouillet, je vous pose une petite colle : mais qui était Olaf, l'un des auteurs des Détraquées ?

Une leçon à la Salpétrière


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André Brouillet (1857-1914) Une leçon à la Salpétrière 1887
Musée d'Histoire de la Médecine Rue de l'École de Médecine Paris


    André Brouillet expose au Salon de 1887 Une leçon à la Salpétrière qui met en scène Charcot présentant sa célèbre patiente, Blanche Wittmann, à ses collaborateurs, élèves et amis. Mon intention n'est certainement pas de reproduire ici le magnifique exposé de Monsieur le Professeur Jean-Louis Signoret, que j'ai eu la chance de connaître comme enseignant - j'ai passé un certificat qu'il dirigeait sur la maladie d'Alzheimer. Sa conférence publiée dans la Revue neurologique est une merveille d'érudition et de précision concernant les personnages que vous voyez ici représentés. Ne pouvant sans tomber dans le ridicule reprendre le même inventaire, je me suis rappelé une phrase de Taine (1828-1893 - une sorte de jumeau de Charcot, à propos duquel je vous ai déjà ennuyé abondamment ) qui traite de l’imitation : dans l’œuvre picturale, il s’agit de transcrire "non le dehors sensible des êtres et des évènements, mais l’ensemble de leurs rapports et de leurs dépendances, c’est à dire leur logique ". La physiologie du groupe plutôt que son anatomie. Donc je vais non pas tant disséquer les divers membres de cette assemblée que m'attacher à en décrire le fonctionnement, la physiologie.

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    Un petit mot sur André Brouillet : je me suis rendu muni de mon appareil photographique au musée d'Histoire de la Médecine, rue de l'École de Médecine ; rien que pour vous j'ai gravi au péril de ma santé les escaliers qui mènent à ce lieu où l'on précise qu'il n'est pas question de prendre le moindre cliché à l'intérieur. Or, la toile gigantesque de Brouillet est à l'extérieur du musée : on tombe dessus si je puis dire à bout de souffle dès lors que l'on accède au palier du troisième étage. Je pense donc avoir mitraillé ( sans flash évidemment, recommandation inepte à qui pratique la photographie dans les musées ) cette oeuvre sans contrevenir. Comme vous le devinez, on ne peut éviter les effets de parallaxe, et ceci explique les distorsions de mes clichés. Mais à ma connaissance vous ne trouverez nulle part la précision que j'essaie de vous faire partager.

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Portrait d'André Brouillet

        André Brouillet est né en 1857, il a vécu à Valence, puis à Poitiers et à Paris : il est reçu à l'âge de 18 ans à l'École Centrale, mais sa vocation de peintre fut la plus forte et il renonça à la carrière d'ingénieur. C'est un peintre académique : il exécute nombre d'oeuvres de commande, et La leçon de clinique en est l'exemple, qui a exigé un an de travail. Son autoportrait n'est pas très convainquant, mais il avait la réputation d'être un bon portraitiste, et il a réalisé le portrait de la reine de Grèce et celui du tsar Nicolas II lors de sa venue à Paris. Ses oeuvres sont dispersées, et se comptent sans doute par centaines. André Brouillet est mort en 1914, au début de la première guerre mondiale.

    En 1887, lorsqu'il reçoit commande de La Leçon, il n'a que trente ans. 1887 est une drôle d'année : celle du début de la construction de la tour Eiffel, de la démission et de la coalition du général Boulanger, celle du scandale des décorations que vendait Daniel Wilson, le gendre du président de la République Jules Grévy.

*Pour la petite histoire, l'aventure de Daniel Wilson mérite d'être connue : il fut poursuivi pour corruption de fonctionnaire ; or un député n'est pas un fonctionnaire et donc la procédure fut annulée pour vice de forme ! et il fut réélu député par deux fois après ce scandale ...

    C'est aussi l'année de la dernière réunion des impressionnistes - mouvement qui n'exerce aucune influence sur André Brouillet. D'autres portraits de groupe voient le jour autour de cette période, certains très célèbres :

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Henri Fantin Latour (1836-1904) , autour du piano

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Henri Fantin Latour (1836-1904) , hommage à Delacroix 1864
Autour du portrait de Delacroix d'après une photographie : Fantin-Latour lui-même, James Whistler  à l'arrère plan, Edouard Manet les mains dans les poches,  Baudelaire

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Henri Fantin-Latour (1836-1904) Un atelier aux Batinolles 1870
de gauche à droite : Otto Schölderer, Manet, devant son chevalet ; Auguste Renoir, portant chapeau; Zacharie Astruc, sculpteur etjournaliste ; Emile Zola ; Edmond Maître ; Frédéric Bazille, qui sera tué quelques mois plus tard pendant la guerre de 1870 à vingt-six ans ;  Claude Monet.

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Henri Fantin Latour (1836-1904) , Un coin de table 1872
Debout : Elzéar Bonnier, Emile Blémont et Jean Aicard. Assis : Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, Léon Valade, Ernest d'Hervilly et Camille Pelletan. Le pot de fleur représenterait Albert Mérat qui ne voulait pas être peint en compagnie des sulfureux Verlaine et Rimbaud.



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André Brouillet (1857-1914) Une leçon à la Salpétrière 1887
Musée d'Histoire de la Médecine Rue de l'École de Médecine Paris

    Revenons à notre tableau : on peut distinguer plusieurs sous-groupes : à droite, le maître Charcot, qui présente à l'assemblée sa patiente, soutenue par un médecin tandis que deux infirmières se tiennent prêtes à intervenir : un brancard souligne l'aspect dramatique de la situation. Face à lui, un premier groupe d'auditeurs assis sur des chaises, dans des postures témoignant d'une attention soutenue ; la vigilance des spectateurs assis au fond à gauche, et plus encore de ceux qui se tiennent debout, est sans doute moins vive. Pour les quatre personnages assis derrière ce qui semble être une table, l'attention est variable, sauf en ce qui concerne celui qui, le crayon à la main,  est juste derrière Charcot.

    Regardons de plus près le premier groupe :

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    Bien entendu, le regard se porte d'abord sur cette figure féminine abandonnée, inerte, que supporte avec distinction un médecin sur la personnalité duquel nous reviendrons.

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    Les deux personnages féminins sur le qui-vive sont mademoiselle Bottard, la surveillante, à propos de laquelle le qualificatif dévoué semble avoir été inventé tout exprès, et mademoiselle Ecary, infirmière, dont la présence par elle-même a dû guérir bien des patients et faire grimper bien des pressions systoliques.

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    On appréciera la discrétion du médecin à la flexion délicate et remplie de pudeur de son index gauche. Pour saisir toute la difficulté de la situation de notre confrère je vous suggère de mimer la scène.

        Revenons à Blanche Wittmann.

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    Elle entre à la Salpétrière à l’âge de quinze ans comme fille de salle, femme de service, puis admise le 6 Mai 1877 comme épileptique simple à la 5ème division 2ème section. Le fait de rentrer comme employé puis d'être admis comme malade n'était sans doute pas exceptionnel. Elle avait présenté des convulsions dès l'âge de vingt-deux mois, son père d’origine suisse était devenu fou : sa mère décédée en 1872 était sujette à des "crises de nerfs" ; de leurs neuf enfants, cinq étaient morts, quatre de convulsion et un d’épilepsie (sic).

    Le  philosophe et psychologue liégeois Joseph Delboeuf (1831-1896) la rencontre à la Salpétrière en Décembre 1885 au cours d’une séance intime, selon sa propre expression : il relate l'entrevue, qui eut lieu probablement en présence d'Hippolyte Taine. "C’est une blonde alsacienne, de 26 à 27 ans, de taille moyenne, corpulente, poitrine richement meublée (sic), assez bien du reste de sa personne, physionomie insignifiante et placide. Elle est à la Salpétrière depuis son enfance ; elle est sujette à ce que l’on nomme la grande attaque hystérique ; l’Iconographie de la Salpétrière la représente sous bon nombre d’aspects. On l’a exploitée et explorée de toute façon. Pour le moment elle était enceinte, et on la faisait servir  à l’étude de l’action et de l’hypnotisme sur les mouvements du fœtus. Bref, c’est la pièce la plus curieuse qu’on puisse montrer, et propre à faire à elle seule la réputation d’un établissement public."

    Elle pouvait être mise en catalepsie à gauche, en léthargie ou en somnambulisme à droite, et en approchant d’elle à son insu un aimant soit à droite, soit à gauche, on renversera ce double état. Une attitude cataleptique non symétrique est inversée par l’aimant. Delboeuf écrit : "je suis de moins en moins convaincu de l’existence d’une polarité magnétique corporelle. Je crains plus que jamais qu’il ne s’agisse ici de phénomènes d’auto-suggestion ou plutôt de suggestion ignorée de part et d’autre dont l’expérimentateur est tout aussi dupe que le sujet". Il a une phrase que l'on ne peut oublier une fois lue : «  Cette Wittman, une fois endormie, est une véritable pièce de laboratoire vivante."
   
    Nous apprenons un peu plus loin qu'un monsieur Ochorowiz a inventé un hypnoscope - une espèce de bague aimantée qui permet de découvrir les sujets hypnotisables.

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    Je vais dire un mot maintenant de l'un des lieux communs les plus éventés de l'histoire de la neurologie. Regardez bien le poignet de Blanche Wittmann. Vous diriez certainement : voici un cas typique de dystonie. Une contracture hystérique selon la terminologie de Charcot.

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    Son collaborateur Paul Richer - c'est lui que l'on aperçoit très attentif le crayon à la main derrière Charcot - est l'auteur de séries de dessins représentant les différentes phases de la grande crise hytérique, parmi lesquels on trouve celui-ci :

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    Regardez bien la main dans la phase des contorsions - avec un opisthotonos : je redresse l'image :

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    André Brouillet avec un magnifique sens de l'observation, ce qui est le moins pour un peintre. Comme j'ai passé une partie de mon existence à constater que les artistes pour la plupart n'en faisaient qu'à leur tête, je demanderai que l'on me laisse à mon admiration.

    Et la tarte-à-la-crême de la neuropsychiâtrie me direz-vous ? la voici : comparez maintenant la position de Blanche, de son poignet en particulier mais pas seulement, et ce qui est accroché au mur lui faisant face :

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    Période des contorsions peut-on lire. Certes les têtes de Cornil et de Burty nous gènent un peu mais nous voyons bien que sur le mur se déroule la même scène que dans la salle. Et bien entendu cette invitation muette, cette suggestion sera remarquée par plusieurs confrères, de la Salpétrière et d'ailleurs, certain présent dans la salle et bien placé, d'autres absents et critiquant la manière de Charcot en particulier depuis Nancy. Nous pouvons dire que nous nous trouvons devant l'un des plus beaux exemples de physiologie picturale. Parmi les neuropsychiâtres qui participeront activement aux recherches de Charcot, la plupart assistent à la scène, et tournent le dos au fameux mur.

Blanche Wittmann est devenue l'héroïne d'un roman suédois, Blanche et Marie, écrit par
Per Olov Enquist et publié en 2006. Passée la période Charcot, lequel meurt prématurément en 1893, six ans après le tableau de Brouillet, Blanche entre comme assistante chez Marie Curie, à l'Institut du radium qui deviendra l'Institut Curie. La pauvre Blanche qui ne connait pas les effets terribles de l'exposition aux radiations meurt après qu'on l'eût amputé de ses jambes et d'un bras. Le Grand-Guignol est toujours debout, lui.


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    Blanche Wittmann n'était pas seule à la Salpétrière : elle avait en particulier une concurrente redoutable, Augustine. Voici Augustine, lorsqu'elle va bien :

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et lorsqu'elle va mal :

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    Il est temps de parler du maître de cérémonie, Jean-Martin Charcot ( 1825-1993 ) : selon Léon Daudet, qui avait la dent dure « en entrant dans la salle de cours de la Salpêtrière, il saluait le monde d’un regard circulaire, tendait deux doigts à son chef de clinique, un doigt à son interne et c’était tout ». (Souvenirs des milieux littéraires, 1921).

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    Lorsque le tableau est commandé, Charcot est âgé de soixante-deux ans ; celà fait une bonne dizaine d'années que ce que l'on désigne comme la "période clinique" de l'hystérie - celle de la description des symptômes et de l'identification des syndrômes - a fait place à la "période expérimentale". Auparavant, pendant la première décennie de son exercice à la Salpétrière, à partir de 1862, Charcot a décrit l'anatomie et la pathologie de la moelle épinière, et contribué plus que tout autre à la constitution de la méthode anatomo-clinique, celle-là même à laquelle nous avons été formés. Puis il s'est attaqué au domaine des névroses, ce qui signifie les affections sans atteinte cérébrale détectable : les deux principales névroses alors sont l'épilepsie et l'hystérie. L'épilepsie est l'objet des travaux de Hughlings Jackson, outre-Manche. Charcot s'attelle au problème de l'hystérie, et pendant vingt ans s'efforcera, en vain, de l'élever au rang de maladie, d'entité nosologique.  Or, par définition, l'anatomo-pathologie ne lui est d'aucun secours. Il lui faudra pour commencer individualiser des formes stables de l'hystérie, en comptant sur la seule observation. Nous comprenons mieux l'attitude un peu lointaine d'une partie de l'assistance : en particulier certains qui se tiennent au mur, parmi lesquels ont reconnait quelques piliers de la méthode anatomo-clinique.

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    Ainsi,
Maurice Georges de Bove  (1845-1920), Médecin des Hôpitaux en 1877, agrégé en 1878, professeur de pathologie puis de clinique médicale. C'est un précurseur de l'hygiène sociale, de la lutte contre la tuberculose, la syphilis et l'alcoolisme. Il écrit un Précis de Pathologie interne en collaboration avec Saillard, une Contribution à l'Etude de la Sclérose latérale amyotrophique en collaboration avec Gombaut, une Pathologie des Tremblements en collaboration avec Bondet ; enfin les Maladies du tube digestif avec Joseph Castaigne et Emile Charles Achard 1907. Il sera caricaturé en compagnie de

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Victor Cornil (1837-1908)

Très tôt préoccupé d’histopathologie, stagiaire chez R.Virchow à la fin de la fin de son  internat. Républicain, préfet puis président du Conseil général et député de l’Allier.


François-Alexis-Albert Gombault (1844-1904)

Après une thèse sur la sclérose latérale amyotrophique  (1877), cet anatomiste, et histologiste, collabore avec Victor Cornil, est nommé en 1887 médecin des Hôpitaux à l’Hospice d’Ivry; il publie en outre sur l'aphasie et fut conservateur du musée Dupuytren

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Mathias Duval (1844-1907)

    Il en va de même pour Mathias Duval (1844-1907), anatomiste, collaborateur de Charcot qui obtint son doctorat en 1869, fut agrégé en 1873. Directeur du laboratoire anthropologique à l’école des hautes études puis professeur d’anatomie à l’école supérieure des Beaux-Arts, il est professeur d’histologie à la faculté de médecine en 1885 et futur membre de l’académie de médecine. Ses travaux portent sur la structure et usages de la rétine.

Thèse d’agrégation, 1873
.
Anatomiste,  il rédige des Manuels de microscopie 1873 ;
Cours d'anatomie.
1873, 2ème edition 1877,
Précis de technique microscopique et histologique. 1878.


Précis  d’anatomie à l'usage des artistes. 1881.


Leçons sur la physiologie du système nerveux. 1883.


Le placenta des rongeurs. Paris, Felix Alcan, 1892. 


Histoire de l'anatomie plastique.
avec Edouard Coyer. Paris, Picard & Kann, 1898.

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Alexis Joffroy  (1844-1908)

    Ou encore, Alexis Joffroy  (1844-1908) doctorat en  1873,  médecin des hôpitaux en 1879,  agrégé en 1880 rejoint la Salpétrière en  1885,  à partir de 1893 professeur de clinique psychiâtrique à l’ Asile St.-Anne.  Syringomyelie  poliomyélite : atrophie de la corne antérieure de la moelle en 1869 avec Charcot  action neurotoxique et thérapeutique de l’alcool De la pachyméningite cervicale hypertrophique. Paris, 1873.
 De la médication par l' alcool. Paris, 1875.
 De l'influence des excitations cutanées sur la circulation et la calorification. Paris, 1878. 
 Fugues et vagabondage. avec R. Dupouy. Paris, 1909.
 La paralysie générale. Avec Mignot. Paris, 1909.

Pour des raisons techniques, veuillez lire la suite de la conférence sur le même site,
Une leçon clinique à la Salpétrière II


Date de création : 03/06/2008 : 22:20
Dernière modification : 10/06/2013 : 16:35
Catégorie : Conférences
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